
Un peu moins de trois semaines après le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, tous les clients bloqués de TUI Group sont rentrés chez eux. C’est ce qui ressort d’une mise à jour du groupe touristique allemand, qui a organisé l’opération via une combinaison de vols propres, de vols charters et de partenaires externes.
Au total, il s’agissait d’environ 10.000 voyageurs. Parmi eux, environ 5.000 passagers provenaient des navires de croisière Mein Schiff 4 et Mein Schiff 5, contraints de rester à l’ancre à Dubaï et à Doha respectivement. En outre, quelque 1.000 clients de voyages à forfait de TUI Allemagne ont été rapatriés, dont une partie s’est retrouvée bloquée après des correspondances annulées en Asie. Encore 4.000 clients d’autres marchés européens – TUI Belgium comptait 111 clients bloqués à Dubaï – sont également rentrés.
Le rapatriement a été en grande partie assuré par douze vols de TUI Airline et 26 vols charters organisés par TUI. En complément, de la capacité a été achetée auprès de prestataires externes. La reprise des vols Emirates a également joué un rôle de soutien.
Un facteur clé de l’opération a été l’accès à l’aéroport d’Al Ain aux Émirats arabes unis, à environ trois heures de route de Dubaï. Selon TUI, cela a permis de contourner la pression logistique sur les aéroports fortement sollicités de la région.
En plus des clients, environ 1.500 membres d’équipage des navires concernés ont également été rapatriés. Un équipage réduit reste pour l’instant à bord afin d’assurer les opérations essentielles tant que le passage par le détroit d’Ormuz reste incertain. Il est pour l’instant difficile de dire quand les navires pourront à nouveau franchir le détroit d’Ormuz.
Impact sur la demande, la capacité et le projet à Oman
TUI indique qu’il est pour l’instant difficile d’estimer l’ampleur de l’impact financier de la crise. Le groupe touristique observe une baisse de la demande pour les destinations à l’est, tandis que les destinations soleil classiques gagnent du terrain. Majorque, les îles Canaries, Rhodes et la Crète sont particulièrement demandées. Le porte-parole Piet Demeyere a également indiqué qu’un intérêt croissant se manifeste chez les clients belges de TUI pour des destinations de vacances en Europe occidentale.
En réponse, le groupe augmente la capacité vers ces marchés via des vols supplémentaires. Cela indique une réorientation rapide de la demande, avec des implications pour la tarification et l’affectation de la flotte dans les semaines à venir.
Dans ce contexte, un projet conclu en septembre dernier à Oman est également mis sous pression. TUI et l’investisseur touristique local OMRAN Group avaient alors signé une joint venture dans le secteur hôtelier, comprenant notamment le développement de cinq hôtels à Dhofar ainsi qu’une participation prévue de 1,4 % dans TUI. Selon les deux parties, l’échéance prévue fin mars n’est plus réalisable en raison de la guerre, ce qui entraîne une suspension temporaire de sa mise en œuvre. Le dialogue entre les deux partenaires se poursuit toutefois.
