
La demande hôtelière internationale dans la région du Golfe se remet en partie du recul enregistré après les bombardements sur l’Iran fin février. Une reprise du conflit en juillet a par ailleurs provoqué un choc moins important, selon une analyse de l’entreprise de données touristiques Data Appeal. D’après les chercheurs, cela témoigne d’un potentiel de reprise, à condition d’éviter des perturbations prolongées du tourisme.
L’escalade militaire du 28 février a durement touché le tourisme dans les États du Golfe. Le sentiment de sécurité des voyageurs s’est détérioré et le nombre de nuitées hôtelières internationales a fortement chuté. Cette baisse s’est poursuivie en mars. Lorsque les tensions se sont apaisées et qu’un cessez-le-feu a offert un peu de répit, la demande a commencé à repartir.
Parmi les deux grands marchés touristiques comparés par Data Appeal, les Émirats arabes unis (EAU) ont enregistré la reprise la plus forte. L’Arabie saoudite a connu une reprise plus modérée, mais régulière. L’entreprise ne précise pas dans le résumé de son analyse dans quelle mesure cette reprise a permis de compenser le recul précédent.
L’évolution la plus marquante est survenue en juillet. La rupture du cessez-le-feu le 8 juillet n’a pas entraîné, dans plusieurs États du Golfe, un deuxième recul de la même ampleur. Selon les chercheurs, les voyageurs semblent revoir leur perception du risque dans la région. Les nouvelles tensions se traduisent ainsi moins fortement par une baisse immédiate de la demande hôtelière.
Les différences entre les destinations restent toutefois importantes. À Bahreïn et au Koweït, le sentiment de sécurité des voyageurs s’est fortement détérioré. Le Qatar a mieux résisté au premier choc, tandis que la perception aux Émirats et en Arabie saoudite a évolué de manière relativement favorable lorsque les tensions se sont apaisées. Cet indice de sécurité mesure la manière dont les voyageurs perçoivent une destination, et non son niveau de sécurité réel.
Le trafic aérien joue un rôle important dans la poursuite de la reprise. « De bonnes liaisons aériennes, des marchés d’origine diversifiés et un secteur touristique bien établi constituent une base structurelle pour la reprise », explique Carlos Cendra, directeur marketing et communication chez Data Appeal.
C’est également là que réside la condition d’une poursuite de la reprise. Tant que les voyageurs peuvent rejoindre les destinations de manière fiable et que les hôtels et autres services touristiques restent disponibles, Data Appeal estime qu’une reprise est possible. Des perturbations prolongées pourraient à nouveau freiner cette dynamique.

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