
La Coupe du monde de football devait attirer cet été des millions de visiteurs supplémentaires aux États-Unis. Chez les Belges, l’événement ne semble toutefois pas avoir stimulé l’envie de voyager jusqu’à présent. Selon les chiffres du ministère américain du Commerce international (ITA), 15.621 Belges se sont rendus aux États-Unis en juin, soit près de 12 % de moins qu’un an plus tôt. Un résultat étonnant, d’autant plus que juin 2025 constituait déjà une base de comparaison peu favorable.
Ce recul en juin s’inscrit dans la tendance observée au cours des six premiers mois de 2026. Durant cette période, 106.155 Belges ont voyagé aux États-Unis, contre 122.489 au premier semestre 2025. Cela représente une baisse de plus de 13 %, soit plus de 16.000 voyageurs.
Cette évolution est d’autant plus remarquable que le marché belge est sous pression depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Les premiers mois de 2025 étaient loin de constituer une solide référence. À partir de février, la baisse s’est installée de manière presque ininterrompue, ce qui avait fait naître l’espoir que 2026 renouerait avec la croissance. Ce redressement ne s’est toutefois toujours pas concrétisé.
Au contraire, même le mois de juin, traditionnellement le début de la saison estivale et, cette année, soutenu par la Coupe du monde de football organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada, n’est pas parvenu à inverser la tendance à la baisse. Cela montre que la prudence des voyageurs belges reste, pour l’instant, bien présente.
La question est désormais de savoir si le second semestre pourra encore inverser la tendance. Les vacances d’été et l’automne sont traditionnellement des périodes importantes pour les voyages vers les États-Unis. Si aucun redressement ne se dessine non plus durant cette période, le recul semble progressivement passer d’un creux temporaire à une tendance structurelle, qui durerait alors depuis près de deux ans.

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