
Brussels Airlines sort d’un été solide. La filiale de Lufthansa a enregistré au troisième trimestre un bénéfice opérationnel ajusté de 84 millions d’euros, le meilleur résultat trimestriel de son histoire. Elle efface ainsi les pertes du premier semestre. La prudence reste toutefois de mise, notamment en raison du prix élevé du carburant.
Entre juillet et septembre, Brussels Airlines a transporté 2,9 millions de passagers, soit 3,5 % de plus qu’un an plus tôt. Le nombre de vols opérés a augmenté de 1,7 %, à plus de 20.000. La compagnie a surtout pu compter sur une exploitation stable. Grâce à des perturbations moins nombreuses, les coûts liés aux irrégularités ont reculé de 14 % par passager.
Cette combinaison d’une capacité accrue et de coûts opérationnels moindres s’est traduite par un bénéfice opérationnel de 84 millions d’euros. C’est 23,5 % de plus qu’à la même période l’an dernier et 6 % au-dessus du précédent record estival, qui datait de 2024.
“Nous avons une fois de plus prouvé que nous pouvons afficher de solides résultats lorsque nous pouvons voler comme prévu”, déclare la directrice financière Nina Öwerdieck. “Brussels Airlines est une compagnie aérienne robuste, capable de présenter de bons chiffres même en période difficile.”
Perte résorbée
Ce bel été fait suite à un premier semestre laborieux. Brussels Airlines affichait alors encore une perte opérationnelle ajustée de 70 millions d’euros, contre 46 millions d’euros un an plus tôt. Ce sont surtout les coûts de carburant plus élevés qui ont pesé sur les résultats. La compagnie a en outre été confrontée à une épidémie d’Ebola en Afrique de l’Est et à des grèves chez des prestataires externes en Belgique.
Grâce au bénéfice estival, Brussels Airlines repasse dans le vert après neuf mois. Sur la base des résultats publiés, le bénéfice opérationnel ajusté des trois premiers trimestres s’élève à 14 millions d’euros.
Pour le quatrième trimestre, la compagnie s’attend à une amélioration par rapport à l’an dernier, même si les risques restent considérables. L’action syndicale nationale d’octobre a ainsi de nouveau entraîné des annulations et des coûts supplémentaires.
La maison mère aussi en progression
Chez la maison mère Lufthansa Group, les bénéfices sont également en hausse. Le géant aérien allemand a vu son chiffre d’affaires du troisième trimestre progresser de 9 %, à 12,2 milliards d’euros, son plus haut niveau trimestriel jamais atteint. Le bénéfice opérationnel ajusté (EBIT) a grimpé de 6 %, à 1,4 milliard d’euros, malgré une hausse de 543 millions d’euros de la facture de carburant. Le groupe a surtout profité de la forte demande pour les billets premium et les vols vers l’Asie et l’Amérique du Nord.
Toutes les compagnies du groupe n’ont cependant pas affiché la même performance. Brussels Airlines, SWISS et Austrian Airlines ont amélioré leurs résultats par rapport à l’an dernier, tandis que Lufthansa est restée sous pression en raison de coûts de carburant plus élevés et des retombées financières des grèves. Pour l’ensemble de 2026, Lufthansa Group vise un bénéfice opérationnel ajusté de 1,7 à 2 milliards d’euros. La facture de carburant attendue grimpe entre-temps à 9,3 milliards d’euros.

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