
Le vendredi 17 avril, Gigatour a célébré ses 30 ans, en présence des agents de voyage affiliés et des partenaires, dans un lieu particulièrement approprié : le Musée Hergé à Louvain-la-Neuve.
Après la visite du musée, place à la partie officielle, au cours de laquelle l’administrateur délégué Philippe Hagelstein et la présidente Géraldine Verhelst ont pris la parole. Dans leurs discours, ils sont revenus sur trente ans d’histoire de Gigatour, tout en se projetant vers l’avenir.
Hagelstein a replongé le public dans les origines de Gigatour. L’histoire débute en août 1995 par un coup de téléphone de Jacques Solé, suivi rapidement par la création d’un premier groupe de professionnels du voyage partageant les mêmes idées. Le 2 octobre 1995 a suivi la création officielle, alors sous le nom de Gigatop. Ce qui avait commencé par des réunions « dans la cuisine, au-dessus de Voyages Plus – vin et cigares compris » s’est transformé en un réseau solide d’entrepreneurs du voyage indépendants.
Au cours des années suivantes, Gigatour s’est distingué par une approche propre. Dès 1997, la première « Grand-Messe » a vu le jour, une formule devenue depuis une valeur sûre, tout comme les congrès annuels organisés dans des destinations internationales. L’organisation a également traversé des périodes difficiles. Hagelstein a notamment évoqué la crise de 2003, lorsque des tensions internes ont conduit à une scission au sein du groupe et à la création de Travelgroup. « Même lorsqu’une majorité se dégage, la persuasion vaut mieux que le vote », a-t-il déclaré.
Les collaborations ont également évolué au fil des années. Ainsi, en 2013, les Thomas Cook Travel Shops ont rejoint Gigatour, une étape prometteuse qui a finalement échoué lorsque la nouvelle direction de Thomas Cook Belgique a voulu imposer sa vision stratégique. Gigatour a alors choisi résolument de préserver son indépendance.
Les chocs externes n’ont pas non plus épargné l’organisation. L’arrêt des activités du partenaire Sunair en 2000, puis l’impact de la pandémie de coronavirus en 2020, ont laissé des traces. Pourtant, Gigatour a toujours choisi de rester solidaire. Pendant la pandémie, les cotisations des membres ont notamment été temporairement réduites de moitié et l’organisation a continué à investir dans des initiatives visant à relancer le secteur.
Au fil de ces trente années, une constante s’est maintenue : l’importance de la collaboration, du partage des connaissances et de l’indépendance. « Nous avons toujours voulu suivre notre propre voie », a souligné Hagelstein, « et c’est toujours le cas aujourd’hui ».
Un moment particulier de la soirée a été la reconnaissance de CroisiEurope comme partenaire le plus ancien et le plus fidèle de Gigatour. Par cette distinction, Gigatour a souligné l’importance de partenariats durables, construits sur la confiance et un engagement mutuel au fil des années.
La présidente Géraldine Verhelst a ensuite enchaîné avec une vision claire pour l’avenir. Elle a annoncé que 2026 sera une année de changement pour Gigatour. La traditionnelle « Grand-Messe » fera peau neuve, avec un nouveau lieu et un calendrier adapté. « Nous restons fidèles au concept, mais nous osons aussi le réinventer », a-t-elle déclaré.
Elle a également levé un coin du voile sur le prochain congrès Gigatour. En 2026, il se tiendra en Inde, une destination qui, selon elle, promet « une explosion de couleurs, de saveurs et de culture ». Le programme – élaboré par Optimum Travel – promet de mêler sessions de fond et expériences uniques, « pleinement dans l’esprit de Gigatour ».



