
Grâce à une reprise des réservations de dernière minute, TUI Group a réussi à combler une partie de son retard en termes de chiffre d’affaires pour l’été. Les conséquences de la guerre avec l’Iran restent toutefois perceptibles. Le voyagiste prévoit un bénéfice d’exploitation ajusté (EBIT) de 1,2 à 1,3 milliard d’euros pour l’exercice 2026/27, ce qui reste inférieur au niveau de l’année dernière. Pour la prochaine saison hivernale également, les voyageurs restent pour l’instant réticents à réserver.
Peu avant la fin de l’exercice 2026/27, le 30 septembre, TUI Group a fait le point mardi sur l’évolution des réservations. Au sein de la division Markets + Airline, qui regroupe les activités de tour-opérateur, d’aviation et de distribution, le retard en termes de chiffre d’affaires pour la saison estivale s’est quelque peu réduit.
Après le déclenchement de la guerre avec l’Iran, le 28 février dernier, un retard important s’était accumulé au printemps. Grâce à un marché dynamique des voyages de dernière minute, l’écart de chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière a été réduit d’un point de pourcentage, pour s’établir à 5 %. En Allemagne, le chiffre d’affaires enregistré est inférieur de 2 % à celui de l’année dernière. Au Royaume-Uni, le retard atteint 7 %.
TUI a réduit de 5 % la capacité pour laquelle le groupe assume lui-même le risque financier. L’entreprise entend ainsi soutenir le taux d’occupation de sa propre capacité.
Parallèlement, l’offre de voyages composés de manière dynamique a augmenté. Au Royaume-Uni, TUI a notamment lancé à cet effet sa propre marque à petit budget Sundeals. Selon le groupe, les prix moyens ont également bien évolué, malgré la forte concurrence sur le marché. La Grèce et l’Espagne (y compris les Baléares et les îles Canaries) sont actuellement les destinations les plus populaires.
Pour la saison hivernale, le tableau est moins réjouissant. Comme sur le reste du marché, les réservations démarrent lentement chez TUI. En raison des incertitudes géopolitiques et économiques persistantes, le groupe s’attend à ce que les consommateurs continuent à réserver de plus en plus tard.
Flexibilité
TUI indique dès lors qu’il continuera à gérer sa capacité avec prudence et à conserver suffisamment de flexibilité pour l’adapter à la demande des clients. Pour Markets + Airline, le chiffre d’affaires enregistré pour la saison hivernale est actuellement inférieur de 7 % à celui de l’année dernière. Avec un retard de 4 %, l’Allemagne fait une nouvelle fois mieux que le Royaume-Uni, où le chiffre d’affaires est en baisse de 9 %.
Les activités hôtelières et de croisières ainsi que TUI Musement restent des piliers stables du groupe. Les marques hôtelières propres, dont TUI Blue, Riu, Robinson et Magic Life, profitent notamment des clients qui réservent par l’intermédiaire des propres tour-opérateurs de TUI sur les marchés européens. TUI Musement bénéficie également des voyageurs TUI qui réservent des transferts et des excursions.
Le taux d’occupation des hôtels est toutefois inférieur de 2 points de pourcentage, tant pour l’été 2026 que pour le prochain semestre d’hiver. TUI attribue notamment cette baisse aux conséquences de l’ouragan en Jamaïque, où le groupe exploite douze hôtels Riu et Royalton. La baisse des réservations pour l’est de la Méditerranée au printemps a également eu des répercussions sur le taux d’occupation.
Croisières
Les activités de croisières sont également en croissance. Avec l’arrivée du Mein Schiff Flow en juin, qui compte 4 000 lits, le nombre de journées-passagers disponibles augmente de 12 % au quatrième trimestre. Selon TUI, depuis sa mise en service, le Mein Schiff Flow obtient systématiquement un Net Promoter Score (NPS) supérieur à 90 (le NPS mesure dans quelle mesure les clients recommanderaient un produit à d’autres personnes, ndlr).
Le groupe y voit une confirmation de l’attrait de cette nouvelle classe de navires ainsi qu’un soutien à la stratégie de croissance de TUI Cruises.
Pour le premier semestre de l’exercice 2027/28, le taux d’occupation enregistré pour les croisières reste toutefois provisoirement en retrait. Il est actuellement inférieur de 6 points de pourcentage à celui de l’année dernière. Selon TUI, cette situation est principalement liée au déclenchement de la guerre avec l’Iran. Les itinéraires adaptés du Mein Schiff Flow ont ainsi été mis en vente plus tard.
Le groupe constate désormais une amélioration : selon TUI, le taux d’occupation enregistré progresse de semaine en semaine. Le prix moyen par jour est supérieur de 2 % à celui de l’année dernière.
Prix du kérosène
À condition que les tensions géopolitiques ne s’intensifient pas considérablement, que l’approvisionnement en carburant reste garanti et que les taux de change demeurent stables, TUI Group prévoit pour l’ensemble de l’exercice 2026/27 un bénéfice ajusté avant intérêts et impôts (EBIT) compris entre 1,2 et 1,3 milliard d’euros.
Un an plus tôt, l’EBIT ajusté s’élevait à 1,4 milliard d’euros. Sebastian Ebel avait déjà averti au printemps que le groupe ne pourrait pas égaler le résultat de l’année dernière en raison des conséquences de la guerre avec l’Iran.
Les prix élevés du kérosène continuent entre-temps de peser sur le secteur du voyage. TUI tente de limiter ces risques en couvrant à l’avance une grande partie de ses futurs besoins en kérosène et en devises étrangères. Le groupe bénéficie ainsi d’une plus grande sécurité dans la planification de ses capacités et de ses prix.
Pour la prochaine saison hivernale, TUI Group a couvert 63 % de ses besoins en carburant. Pour l’été 2027, ce pourcentage reste pour l’instant plus faible. TUI a couvert 39 % de ses besoins en carburant pour cette période.
Photo : Sebastiaan Ebel, CEO TUI Group (Photo TUI).
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