
Ryanair réduit considérablement son offre hivernale en Belgique. La compagnie low cost irlandaise supprime vingt liaisons de son programme 2026-2027, soit 1,1 million de sièges. Six avions seront redéployés vers d’autres marchés européens. Cette réduction n’est toutefois pas une surprise : Ryanair l’avait déjà annoncée en juillet et passe désormais à l’action.
Bien que Ryanair ne stationne plus d’avions à Brussels Airport depuis 2022 et ne desserve l’aéroport que depuis ses bases étrangères, les conséquences y sont néanmoins bien visibles. Malaga, Barcelone, Madrid, Valence, Porto, Rome et Marrakech disparaissent de son offre, ne laissant à Ryanair que la liaison avec Dublin, sa base historique.
Pour les organisateurs de voyages, l’impact sur l’offre globale de Brussels Airport reste toutefois relativement limité. Presque toutes les destinations supprimées sont également desservies par d’autres compagnies aériennes.
Charleroi n’est pas épargné non plus. Treize liaisons y sont supprimées, notamment vers Amman, Dubrovnik, Sarajevo, Nîmes, Gênes, Trapani, Reggio de Calabre, les Asturies et Newcastle. Plusieurs destinations polonaises disparaissent également : Katowice, Lublin, Poznań et Varsovie-Modlin.
Ryanair pointe une nouvelle fois du doigt la taxe fédérale d’embarquement, qui passera de 5 à 7 euros le 1er janvier pour les vols de 500 à 3 500 kilomètres. La compagnie évoque une augmentation de 250 %, mais prend comme référence le tarif de 2 euros qui était encore en vigueur jusqu’en juillet 2025. Par ailleurs, la taxe aérienne belge reste nettement inférieure à celle appliquée notamment chez nos voisins néerlandais et allemands. Ryanair ferme par exemple également sa base berlinoise, entraînant la suppression de douze liaisons.
Des billets d’avion plus chers en perspective
Autre élément marquant : les déclarations du CEO Michael O’Leary sur le prix des billets lors de son passage à Bruxelles. Il s’attend à une hausse de 10 à 20 % du prix des voyages en avion l’année prochaine et conseille donc aux voyageurs de ne pas trop attendre avant de réserver.
Le principal responsable est le prix du kérosène, qui a fortement augmenté en raison de la guerre en Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Jusqu’à présent, les conséquences financières pour les voyageurs sont restées limitées, car de nombreuses compagnies aériennes européennes couvrent leurs achats de carburant à l’avance. Ces contrats ne dépassent généralement pas un an et arriveront donc à échéance au début de l’année prochaine.
Ces derniers mois, les nouveaux contrats de couverture (hedging) étaient devenus si coûteux que de nombreuses compagnies ont préféré y renoncer. Dès l’année prochaine, la hausse du prix du kérosène se répercutera donc directement sur leurs coûts.
Cette augmentation se fait d’ailleurs déjà sentir. Selon OAG, spécialiste de l’analyse des données aériennes, le prix moyen des billets était supérieur de 15 % à celui de l’année précédente début octobre.

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