
La milice houthie yéménite a de nouveau attaqué dimanche l’aéroport international King Khalid de Riyad. Un ressortissant pakistanais a perdu la vie et onze personnes ont été blessées. L’aéroport King Fahd de Dammam a également été touché, mais aucune victime n’y a été signalée.
L’aéroport de la capitale avait déjà été pris pour cible à deux reprises la semaine dernière. Ces attaques avaient notamment coûté la vie à un pilote de la compagnie aérienne nationale Saudia et endommagé un appareil de la compagnie. Le bilan s’était finalement élevé à douze morts.
Les Houthis considèrent désormais tous les aéroports saoudiens ainsi que l’ensemble de l’espace aérien du pays comme des « cibles légitimes », à l’exception des villes saintes de La Mecque et de Médine. La milice a revendiqué quatre attaques en l’espace de 24 heures, visant également une installation gazière et une raffinerie d’Aramco.
Les conséquences à court et à long terme
En conséquence, le ministère des Affaires étrangères déconseille désormais les voyages non essentiels vers l’Arabie saoudite. Les Pays-Bas ont également durci leurs conseils aux voyageurs, déconseillant ainsi les voyages touristiques dans le pays.
Lufthansa ne desservira pas Riyad jusqu’au 16 octobre au moins. KLM a prolongé la suspension de ses vols vers Riyad et Dammam jusqu’au 31 octobre inclus, alors que leur reprise était initialement prévue le 24 octobre. Kuwait Airways, Etihad et Qatar Airways ont également annulé des vols entre leur base respective et la capitale saoudienne.
Ces attaques frappent de plein fouet les ambitions touristiques du royaume, qui investit des milliards dans le cadre de son programme Vision 2030 pour se positionner comme une destination touristique. Ce type d’attaques rend en effet plus difficile et plus coûteuse l’attraction de touristes internationaux.

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