
L’entrée en vigueur de l’ETIAS, l’autorisation électronique de voyage obligatoire pour les voyageurs provenant de pays exemptés de visa, pourrait une nouvelle fois être reportée. Selon le quotidien économique Financial Times, l’Union européenne envisagerait de repousser son lancement à 2027, même si la Commission européenne maintient officiellement, pour l’instant, une mise en service au cours du dernier trimestre 2026.
Ce nouveau report potentiel fait suite à la mise en œuvre difficile de l’Entry/Exit System (EES), le système numérique de contrôle aux frontières, pleinement opérationnel depuis avril. Plusieurs aéroports et postes-frontières sont encore confrontés à des problèmes techniques et à un allongement des files d’attente. Toujours selon le Financial Times, eu-LISA, l’agence européenne chargée du développement technique des deux systèmes, ne considérerait plus une mise en service de l’ETIAS cette année comme réaliste.
Un porte-parole d’eu-LISA a confirmé au journal que le conseil d’administration avait examiné le déploiement de l’ETIAS lors de sa réunion du 17 juin. De nouvelles décisions ne devraient toutefois être prises qu’à l’occasion de la prochaine réunion, prévue en septembre. De son côté, la Commission européenne souligne que le calendrier officiel reste inchangé et que la date définitive d’entrée en vigueur ne sera fixée que lorsque toutes les conditions techniques seront réunies.
L’ETIAS concernera les voyageurs de 59 pays exemptés de visa, dont le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, l’Australie et le Japon. Ils devront introduire une demande d’autorisation électronique de voyage en ligne avant leur départ pour se rendre dans l’espace Schengen ou à Chypre. L’Union européenne a récemment relevé le coût de cette autorisation de 7 à 20 euros.
Selon la Commission européenne, les voyageurs ne doivent, pour l’instant, entreprendre aucune démarche. Les demandes ne peuvent pas encore être introduites et l’Union européenne met en garde contre les sites internet qui proposent déjà des autorisations ETIAS.
Ce possible report constitue le dernier épisode d’un dossier qui a déjà connu plusieurs retards. L’ETIAS devait initialement être mis en place il y a plusieurs années, mais son lancement dépendait du déploiement réussi de l’EES. Ce système a lui aussi connu un démarrage difficile. Le CEO de Brussels Airport, Arnaud Feist, avait d’ailleurs déjà mis en garde contre les difficultés opérationnelles et l’allongement des temps d’attente liés aux nouveaux contrôles frontaliers numériques.

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