
L’intérêt des Belges pour les voyages aux États-Unis a été soumis à une pression constante en 2025, confirmant une tendance structurelle. Les chiffres officiels du ministère américain du Commerce (ITA) montrent qu’au cours de onze des douze mois, moins de Belges se sont rendus aux États-Unis qu’en 2024. Ce recul est principalement attribué au retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Sur l’ensemble de l’année, le nombre de voyageurs belges vers les États-Unis a diminué de plus de 8 % par rapport à 2024. En chiffres absolus, cela représente une baisse d’environ 23 000 voyageurs, portant le total annuel à quelque 260 700 Belges. La moyenne mensuelle s’établit ainsi à environ 21 700 voyageurs, contre près de 23 700 un an plus tôt.
Ce qui frappe surtout, c’est la constance du déclin. Janvier a donné le ton avec un léger recul et, dès février, la courbe est restée pratiquement en baisse continue. Les vacances d’été, traditionnellement une période forte pour les circuits aux États-Unis, n’ont pas apporté de véritable répit. Juillet et août sont restés nettement en dessous du niveau de 2024. L’automne a confirmé cette tendance, avec à nouveau des baisses à deux chiffres en septembre et octobre.
Enfin, les voyages vers les États-Unis ont également connu une fin d’année plus faible, décembre en tête, avec une chute d’environ 10 %, alors que cette période précédant les fêtes de Noël est habituellement propice, notamment pour un city-trip à New York ou une visite familiale. Avril a constitué la seule exception, une hausse que l’ITA explique par le fait que les vacances de Pâques sont tombées entièrement en avril en 2025.
Les chiffres belges étaient d’ailleurs globalement en ligne avec ceux d’autres marchés d’Europe occidentale et des pays voisins que sont les Pays-Bas, l’Allemagne et la France.
L’effet Trump continue de peser
Ce recul est principalement lié au climat politique aux États-Unis depuis la réélection de Donald Trump. D’un côté, certains voyageurs évitent délibérément les États-Unis par principe, en réaction à la politique menée. De l’autre, une certaine hésitation subsiste quant aux éventuels problèmes à l’entrée sur le territoire, ce qui renforce la barrière psychologique pour un voyage vers les États-Unis.
Alors que 2026 commence, la question reste de savoir si les États-Unis peuvent regagner du terrain auprès des voyageurs belges. Les chiffres de 2025 montrent qu’il ne s’agissait pas simplement d’un creux temporaire. En même temps, on s’attend à un regain d’intérêt au cours de 2026, notamment à l’approche de la Coupe du monde de football. Reste à savoir si cela suffira à rétablir pleinement la confiance — ce qui ne deviendra clair que plus tard dans l’année.

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